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2011-07-26
Cédric Fischer interrogé sur l’affaire du port de Conakry

Nous vous invitions à lire l’article paru dans l’Intelligence Economique sur le duel qui oppose deux importantes sociétés françaises pour le contrôle du port économique de Conakry :

"Sur le port de Conakry en Guinée, la bataille fait rage : depuis quelques mois, deux entreprises françaises se font face pour obtenir la gestion du port à conteneurs de la capitale Guinéenne. Le Journal de l’Intelligence Economique d’Ali Laïdi a enquêté sur cette guerre qui ternit l’image commerciale de la France en Afrique.

120 000 conteneurs transitent chaque années par le port de Conakry. Un nombre en constante augmentation dans un port de plus en plus stratégique. Proche du Mali et de pays enclavés comme le Burkina et le Niger, le port suscite depuis 2008 toutes les convoitises des grands groupes internationaux. Maersk, Bolloré, NCT Necotrans, ils ont tous répondu à l’appel d’offre lancé en 2008 par l’Etat guinéen. C’est finalement la Société GETMA International, filiale du groupe français NCT Necotrans qui remporte le contrat, devançant ainsi ses rivales dans la gestion du port à conteneurs.

Entre Sénégal et Côte d’Ivoire, le développement du port promettait de belles perspectives commerciales au groupe Necotrans.

Mais à partir de 2008, les gouvernements guinéens se succèdent et ne se ressemblent pas. En décembre de cette année, Lansana Conté, le président guinéen, meurt. Il laisse sa place au capitaine Dadis Camara qui, victime d’un attentat un an après son intronisation, se retire à son tour. Le jeu des chaises musicales se poursuit et en mars 2010, l’opposant historique, Alpha Condé, est élu président de la République.

Pendant ces trois années d’instabilité politique, le contrat signé entre NCT Necotrans et le gouvernement guinéen est maintenu. Mais le 8 mars 2011, le vent tourne sur le port de Conakry.

Ce jour-là, les avocats de NCT Necotrans rencontrent, dans la capitale Guinéenne, le nouveau président. Lors d’un dîner, celui-ci leur annonce la résiliation immédiate du contrat.

Un des avocats se souvient : "Le soir, vers 9h ou 10h, nous sommes informés par les gens de chez GETMA, que des forces armées sont arrivées au Port, qu'un bateau était en train d'être déchargé et que ce déchargement a été arrêté. Les salariés ont été priés d'évacuer la zone portuaire et il y a également des forces armées qui sont à plusieurs centaines de mètres, au bureau de la société GETMA", explique ainsi maître Cédric Fisher depuis son cabinet parisien."

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